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Le Blog PS Fréjus

Les énergies renouvelables

23 Juillet 2006 , Rédigé par socialistes frejussiens Publié dans #ps-frejus

 


Archive pour la catégorie 'Zoom sur les énergies renouvelables'

20% d’énergies renouvelables d’ici à 2020 ou comment lutter contre le changement climatique
Mercredi 19 juillet 2006

energies renouvelables« Nous anticiperons dès maintenant l’épuisement du pétrole en diversifiant nos sources d’énergie. Nous réduirons la part du nucléaire en faisant passer à 20% d’ici 2020 et à 50% à plus long terme la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. »

Le Parti socialiste inscrit comme une de ses priorités affichées la lutte contre les changements climatiques. Cette lutte passe nécessairement par une réduction de la consommation d’énergies fossiles et donc par le développement des énergies renouvelables.

Le Parti socialiste s’engage à réduire la part du nucléaire en faisant passer à 20% d’ici 2020 et à 50% à plus long terme la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. Pour arriver à 20% d’énergies renouvelables, il faut à la fois favoriser la recherche en matière d’énergies renouvelables (l’éolien, la photovoltaïque, la biomasse, la cogénération, la géothermie…), développer des plans d’économie d’énergie dans les habitats et, équilibrer la part de consommation des énergies renouvelables par rapport au nucléaire.
En France, nous sommes tellement en retard en matière d’énergies renouvelables qu’il va falloir investir fortement tant financièrement qu’en matière de recherche et de facilitation de création de filières industrielles spécifiques.

Aujourd’hui les énergies renouvelables représentent en France 12,7% de notre consommation d’énergie. Passer à 20% sera donc un objectif difficile à atteindre, mais les enjeux sont tels que le Parti socialiste s’engage à s’investir dans cette politique de développement des énergies renouvelables à tous les niveaux.

Voir l’infographie : La situation des énergies renouvelables en France et les prévisions de croissance du marché

Décryptage : Géraud Guibert, conseiller municipal du Mans et vice-président de la communauté urbaine du Mans : « Trois axes pour développer les énergies renouvelables »
Mercredi 19 juillet 2006

« Dans cette optique de développement de l’utilisation des énergies renouvelables, nous n’avons pas choisi de privilégier un type ou un autre d’énergies. Toutes seront développées en prenant bien sûr en compte leur degré de maturité. À l’heure actuelle, l’énergie renouvelable la plus opérationnelle est l’énergie éolienne. Par ailleurs, nous souhaitons que l’accent soit mis sur l’éolien en mer.

Simplifier le dispositif fiscal d’aide aux énergies renouvelables en mettant en œuvre un crédit d’impôt unique et très incitatif pour les particuliers est la deuxième grande idée que nous défendons. Ainsi, les foyers qui feraient le choix de remplacer leur chaudière au fioul par un chauffeau solaire bénéficieraient automatiquement d’un crédit d’impôt unique. Les dispositifs fiscaux en cette matière sont aujourd’hui un véritable maquis dans lequel on peine à se retrouver.
Nous souhaitons par ailleurs que se développe une vraie politique industrielle permettant de développer des filières pour ces énergies. Cette nouvelle politique commencera par un effort budgétaire en matière de recherche et développement.

Autre volet : la généralisation du rachat par EDF de l’électricité produite par des industriels indépendants. Ce système existe déjà pour l’éolien dans des proportions diverses. Aujourd’hui, il faut aller plus loin et mettre en place un prix garantie de rachat de l’énergie par EDF. Ce prix devra pouvoir s’accroître substantiellement pour aider au démarrage d’un certain nombre de filières d’énergies renouvelables en difficulté comme le photovoltaïque (fabrication de l’électricité par le solaire).

Développer l’utilisation des énergies renouvelables est un effort très important qui doit devenir une vraie priorité budgétaire. En effet, cette politique de développement ne présente que des avantages car les énergies renouvelables sont respectueuses de l’environnement, réduisent notre dépendance au pétrole et pourront générer à terme, par la création de filières industrielles propres, de nombreux emplois. »

Propos recueillis par Clémence Bahin

Témoignage : Thierry Salomon, président de l’association Négawatt : « La France très en retard sur ses voisins européens »
Mercredi 19 juillet 2006

« On a, en France, une tradition de centralisme très important, notamment en matière d’énergie. On traite donc le problème de l’énergie, généralement, au travers de la réalisation de grands travaux. Une centrale nucléaire par exemple correspond à l’alimentation en énergie de 500 000 à un million de personnes.

Les énergies renouvelables par définition sont beaucoup plus diffuses puisque, par exemple, le soleil, le vent, ou la biomasse sont extrêmement répartis sur le territoire. On a donc affaire à la fois à un défaut et à une qualité. Le défaut est d’être diffus. Il va donc falloir reconcentrer à un échelon donné pour pouvoir apporter suffisamment d’énergie. Mais, c’est aussi une qualité puisqu’en réalité, on dispose déjà d’une énergie délivrée sur un territoire donné.
Toutefois, comme nous avons connu une politique très attentiste pendant plusieurs années, on est pétrodépendant à 98% pour le transport. Pendant ce temps, les cultures moins centralisées, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne, ont su faire cette révolution énergétique. Aussi a-t-on pris un grand retard. La quasi totalité de la production d’électricité photovoltaïque est américaine, japonaise ou allemande, par exemple.

Pourtant, on avait dans notre pays tous les éléments et les capacités industriels pour pouvoir réussir. Ce constat est d’autant plus dommageable que le marché de l’emploi de demain est là. Ces énergies créent plus d’emplois que les énergies centralisées. En Allemagne, il y a plus de 100 000 emplois dans les énergies renouvelables, alors qu’il y en a 25 000 dans le nucléaire.

Par ailleurs, si les énergies renouvelables doivent être plus présentes pour les raisons évoquées, il faut savoir de quel dénominateur on part. En effet, si on a 10 d’énergie produit par les énergies renouvelables et une consommation de 100, cela signifie qu’on consomme 10% d’énergies renouvelables. Mais, si demain on mettait en œuvre un grand programme de rénovation des logements qui permette non plus d’avoir un besoin de 100 mais de 50, la part des énergies renouvelables serait de 10 sur 50, et donc de 20%. Il est donc important d’atteindre un plus grand taux d’énergies renouvelables à la fois par une diminution de la consommation, et par une augmentation de la production renouvelable. Diviser par deux, par exemple, la consommation d’énergie d’un ménage modeste a un impact non négligeable.»

Propos recueillis par Fanny Costes

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