Au sommaire du Point presse hebdomadaire :
- Intervention d’Elisabeth Guigou, A propos de la réforme de l’organisation territoriale
- Intervention de Harlem Désir
- Proche-Orient
- Elections européennes
- Composition du Secrétariat national
Elisabeth Guigou
A propos de la réforme de l’organisation territoriale, le Parti socialiste souhaite une vraie réforme, dense et qui ne soit pas le prétexte à des manoeuvres électorales.
Quant on cible les régions et les départements, on voit la tentation du pouvoir de ne pas répéter les résultats des élections précédentes.
Nous ne sommes pas d’accord pour limiter le champ de l’action publique. Les socialistes ont fait la décentralisation en étant à la pointe sur ce sujet et nous voulons que cette décentralisation
soit menée jusqu’au bout, 10 ans après le chantier de l’intercommunalité, 26 ans après les lois Deferre.
Nous souhaitons un Etat fort qui assume ses responsabilités. Nous sommes pour un Etat stratège, notamment sur ces missions régaliennes (police, justice, affaires étrangères), à l’inverse de ce
qui se pratique depuis quelques années, son affaiblissement.
Nous voulons un Etat qui assure les grandes priorités nationales : innovation, recherche, éducation. Qui assure la solidarité : hôpital, sécurité sociale, logement, et la solidarité
territoriale.
Concernant les échelons territoriaux, les trois échelons existent dans chaque pays européen et je voudrais tordre le cou aux discours qui visent les Régions sur leur supposée faiblesse, en
rappelant qu’en Europe, 10 Etats-nation sont plus petit que la région Rhône-Alpes. La taille de nos régions n’est donc pas un problème. Seul le nombre de communes est une spécificité de la
France et nous proposons que l’intercommunalité soit renforcée et clarifiée, avec des incitations.
Nous faisons le constat que ce qui a été décentralisé fonctionne bien. Rappelons que les collectivités territoriales investissent à hauteur de 73% de l’investissement du pays pour une
contribution de 10% à la dette publique.
Concernant les régions et les départements, qui ont déjà des blocs de compétences communs (développement économique, tourisme, sports, …) et qui sont un maillon essentielle de l’aménagement du
territoire, nous souhaitons l’organisation de conférence des territoires pour définir le chef de file de chaque compétence.
Enfin, notre pays a besoin de plus de justice territoriale et sociale.
Nous assistons depuis quelques années à un Etat qui se défausse sur les collectivités locales de ses responsabilités qu’il devrait assumer (lignes grande vitesse, par exemple) et n’organise pas
les transferts de compétences (l’Etat doit 2 milliards d’euros aux départements au titre du RMI).
Nous revendiquons un équilibre entre fiscalité des ménages et fiscalité des entreprises.
Voilà les grandes lignes qu’il reste à affiner et qui seront présentées par Martine Aubry lors de son audition devant la commission Balladur, le 28 janvier.
Harlem Désir
Le Parti socialiste milite pour un arrêt de la guerre. Il faut revenir à une volonté politique.
Martine Aubry a rappelé que l’on ne construit pas la paix avec des slogans de haine et précise que le Parti socialiste ne participera pas à des manifestations où l’Etat d’Israël n’est pas
reconnu, ou avec des mots d’ordre racistes ou antisémites. Nous condamnons les attaques racistes ou antisémites en France qui sont inacceptables.
Nous avons discuté avec des partis de gauche et des mouvements (Ligue des droits de l’Homme, ligue de l’Enseignement) pour cosigner une déclaration commune. Des initiatives de soutien à la
paix, de reconnaissance des deux états sont en chantier. Nos collectivités locales, comme Dunkerque, seule ville jumelée avec Gaza prennent des initiatives de solidarité et humanitaires avec
Gaza.
Enfin, des discussions sont en cours avec des partis politiques pour l’organisation d’un débat ou d’un meeting public pour la paix dans les prochains jours.
Le Bureau national validera ce soir un calendrier d’organisation des investitures au Parti socialiste.
Du 2 au 6 février, dépôt des candidatures.
Du 9 au 17 février, groupe de travail inter-régionaux dans chaque circonscription européenne.
18 février, puis 27 février, commissions électorales.
Samedi 28 février, Conseil national d’adoption des listes.
Jeudi 12 mars, vote des militants sur les propositions de liste dans chaque circonscription.
Samedi 21 mars, Convention nationale de ratification des listes.
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Composition du Secrétariat national
Suite à la démission d’André Vallini pour raisons personnelles, voici les répartitions complémentaires au sein du Secrétariat national :
Marie-Pierre de la Gontrie est nommée Secrétaire nationale aux Libertés publiques et à la Justice.
Patrick Bloche est nommé Secrétaire national aux Médias.
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